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( 30 octobre, 2014 )

Le cadeau de Dieu à l’Homme…

La noblesse de ton pas,

Le claquement du fer sur les pavés.

Je te cherche et enfin te vois,

Je me laisse impressionner.

Tu es majestueux

Et le velours de ton habit chatoyant

Irradie intensément.

Je t’observe franchement.

Tu me domines insidieusement.

Tes yeux sont immenses, ourlés de longs cils noirs.

Je te regarde et je m’incline.

Je perds de mon assurance.

Ton maintien et ta fierté m’écrase un peu plus

Mais je t’admire.

Il y a en toi tant de puissance et de beauté,

Tant d’aisance et de docilité.

A cause de cela je reste bien incapable de te dompter.

 

Pégase, Epona, Rossinante, Black, Stweball…

Dans mes songes tu me fais voler, mourir, réfléchir, chevaucher, pleurer.

Tu as lutté avec les guerriers, porté l’amour courtois, tiré les chars de foin ;

Et aujourd’hui tu promènes les hommes et diffuse ta philosophie.

Magnifique animal ! Tu m’inspire tant de respect.

( 23 octobre, 2014 )

Artémis

Allongée sous le tilleul, je m’étais assoupie.

La tiédeur de l’air aidant, je m’étais alanguie.

Un parfum suave de miel emplissait mes poumons

Et je me lovais dans un rêve encore plus profond.

 

A la conquête d’une terre irréelle, une terra incognita,

Je chevauchais une jument noire habillée de soie.

Nous avions traversé les mers et les cieux,

Et en chemin, bravé tous les dieux.

 

Je cherchais une île, un lieu inviolé.

Je cherchais un asile, un lieu oublié.

Je cherchais une terre, un lieu inconnu.

Je cherchais un abri, un lieu perdu.

 

J’étais redevenue chasseresse,

Une Diane à la brune crinière,

Une amazone, mi-femme, mi-déesse,

Une Artémis, au regard de lumière.

 

Je me noyais dans les océans bouillonnants,

Dans les avens sombres et étouffants,

Dans les volcans de feux ardents,

Dans les hurlements des ouragans,

Dans le déchaînement des éléments.

 

J’étais redevenue lionne parmi les femmes,

Et j’espérais maintenant le loup parmi les hommes.

 

( 13 octobre, 2014 )

Ma fée se meure

Là, dans le creux de ma main, elle s’évanouit.

Le voilage de ses ailes s’est déchiqueté.

Il n’en reste qu’une dentelle grise, déchirée,

Et une poudre nacrée qui s’enfuit.

 

Ma fée qui se meure

Ne me donnera plus.

Ma libellule à la voix d’or

Ne me chuchotera plus.

 

Là, dans le creux de mon cœur, elle se meure.

C’est à peine si un frisson la fait vibrer encore.

Il ne reste qu’un peu de vie

Sous les paupières endormies.

 

Sans elle, je perds la lucidité.

Elle emporte jusqu’à ma liberté.

Je perds l’étincelle qui m’illumine,

La flamme qui me fascine,

Le feu qui m’irradie

Et la lumière qui me conduit.

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