( 4 décembre, 2014 )

La rose

Tu effeuilles avec un doux plaisir la rose que je suis.

A peine éclose, les pétales encore froissés de la nuit,

J’ouvre ma corolle à ce délice, sans bruit.

 

Lentement tu détaches les pétales de mes protestations

Et cueilles délicatement le cœur de mes passions.

En silence, je laisse ton souffle faire renaître les frissons.

 

Comme une perle de nacre,

Ta bouche se fait sucre

Et loin de moi la douleur âcre

Enfermée dans mon involucre.

 

Tes doigts courent sur ma robe satinée,

Évitant, sur mon corps, les épines acérées.

Ils cherchent le réceptacle enflammé

Que les stigmates gardent fermés.

 

Nulle rose n’est plus désirée,

Nulle rose n’est plus chérie.

Elle en devient beauté

Et chaque jour, elle le bénit…

 

4 Commentaires à “ La rose ” »

  1. 010446g dit :

    BRAVO!

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  2. jaclyn dit :

    superbe!

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