( 7 avril, 2015 )

Mes fantômes

Les fantômes qui m’habitent me tyrannisent.

Ils vont, ils viennent dans mon existence.

Je n’ai de repos que dans les moments d’euphorie.

De leurs ombres, ils m’étouffent, m’enlisent.

Ils aspirent parfois jusqu’à mon essence

Et je n’inspire que péniblement le souffle de la vie.

Je leur livre une bataille douloureuse,

Chaque nuit je repousse leurs attaques odieuses

Et chaque jour je capitule, malheureuse.

L’angoisse m’oppresse et mes fantômes s’en réjouissent.

Je me hais de les laisser occuper la place de mon esprit.

Malgré mes parades, ils reviennent, rebondissent

Pour mieux écraser la rébellion que je mon cœur construis.

Il n’est rien de pire que ces fantômes qui m’embrument

De ce poison maléfique qui, insidieusement m’envahit

Et me laisse pantelante et écœurée par son amertume.

2 Commentaires à “ Mes fantômes ” »

  1. 010446g dit :

    Beau poème.
    L’important n’est pas de vaincre, mais de livrer bataille.
    COURAGE!!!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Supplique aux jolies internes

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